Je vais avoir 25 ans sous peu. Je ne sais pas vraiment si ça m'angoisse. Et non, je n'ai pas envie de trucider quiconque m'annoncera, l'air goguenard, que cela fait un quart de siècle. En fait, lentement, bien que surement, j'admets que j'ai effectivement pas mal de temps devant moi (sauf preuve du contraire, un accident quelconque). J'accepte aussi, désormais, l'idée, qui, fût un temps me semblait juste saugrenue, que je défini ma propre valeur. Je suis mon propre critère de comparaison. Bien sûr, écrit de la sorte, ça peut tomber sous le sens, mais c'est peut-être finalement ça, le détail marquant de cette vingt-cinquième année. J'y ai réfléchi depuis quelques semaines, et j'ai amèrement constaté que l'argent n'est pas le nerf de ma guerre. Mais le temps, oui.

J'en suis venu à la conclusion que je ne pouvais que perdre du temps (n'en concluez rien sur mon caractère pour autant). Mais, de ce fait, je m'offre de quoi combler cette perte : Je ne m'en soucie plus.

J'ai envié ceux qui étaient plus talentueux que moi, dans des domaines qui m'étaient étrangers. Et puis, tout cela m'a semblé absurde. Pour tout dire, ça me faisait l'effet d'être de ces enfants qui demandent dans combien de temps ils auront le même âge que leurs pairs père, ne soupçonnant pas que l'écart restera toujours le même. Je ne me rendais compte que du retard que j'avais sur le temps des autres, et non sur le mien.
Ma formation va bientôt s'achever.
J'ai renoué avec de vieilles connaissances.
Je fais parti de nouveaux cercles.
J'ai trouvé quelqu'un de plaisant et qui me ressemble, quoi de plus normal, vu qu'il s'agit de moi.


Et je change, tout comme ce blog, "prochainement".
En vous remerciant.

p.s: Joyeux anniversaire Pepito ;)