On est dimanche, et ce samedi, je n'ai pas reçu "Dotstream". Je ne peux, de toute façon, pas d'avantage maudire le facteur. Déjà parce que je pense qu'il n'y est pour rien, ensuite parce que mon "Enfer personnel" doit être bien plein (puis on y rentre pas aussi facilement, mine de rien), enfin, parce que ça n'est pas vraiment de ça dont je veux parler.
Non pas que j'ai un sujet précis, là, tout de suite. Juste que ça fait un certain temps que je ne n'ai pas posté, et c'est peut-être lié au fait que depuis la rentrée, je suis revenu à un rythme qui ne me permet plus de faire autant de choses. Autant que je le voudrais, du moins. En même temps, ça serait peut-être prétentieux de ma part de penser que je pourrais mener de front, sereinement, mes études, mon apprentissage du Japonais, le développement d'applications personnelles relativement ambitieuses, garder un contact certain avec tout mon entourage, étoffer ce blog (sur le fond comme sur la forme), décimer ma pile de jeux et de livres inachevés, plus tous ce dont je ne veux pas parler ici (par superstition idiote, je pense).

D'ailleurs, si vous me lisez et que je ne vous ai pas parlé depuis pas mal de temps (malgré le fait que vous soyez dans ma contact list), ne vous méprennez pas. Non, ça n'est pas par mesquinerie, ou que sais-je encore. C'est juste qu'en rentrant, en semaine, j'ai juste envie de dormir. Ce qui me navre, c'est que ça semble vain, à longue échéance : Ne pas avoir le temps de faire un peu ce qu'on veut, quand on en a encore l'énergie, l'envie, la motivation, les moyens. Peut-être que j'ai peur de ne plus avoir ce temps là. Jamais plus (quelle tournure de phrase de merde, que j'aime bien pourtant). Quid de mes ambitions ? Pour ce blog déjà ? Encore trop grandes. Enfin, je crois. Finalement, ça sera toujours trop grand tant que je ne les mèneraient pas à leur termes, ces ambitions. Le relifting dont je rêve, pour ce site, je veux me croire capable de le faire. Je le conçois, je l'imaigne, je l'esquisse. Mais ça reste très abstrait. Mes pseudo-échecs sous Painter m'abiment, et mon incapacité latente à accepter ces erreurs heureuses (parfois), même sur du simple papiers, ne sont que mes limites. Du moins, je ne peux en être sûr.

Mais alors quel est le problème ? Le temps, on le gère, les envies on les catégorises froidement pour mieux les satisfaires, les projets ? Euh...on les rêves d'abords, on les planifies, on les préparent, on les conçoit, les enrichit, les parachèves, et les vernis. L'échec ne doit plus être admis. Il n'aura désormais pour rôle que consultant, concernant la qualité, pour n'être fier que lorsque la fatigue prendra son tour, face à moi, sur le ring.

J'en sortirais gagnant, j'en sortirais grandi.